Infections génitales de la chatte: métrites et pyomètres

Les infections génitales chez la chatte entière (non stérilisée), et donc particulièrement en élevage, sont assez courantes.

Dérèglement hormonal, infection bactérienne, mycose, virus, une quantité de causes très variables peut-être à l’origine de ces maux.

Parfois difficiles à cerner, les infections génitales chez la chatte et leurs symptômes sont une urgence vétérinaire à ne jamais prendre à la légère.

Comme toujours, il vaut mieux une visite de contrôle chez votre vétérinaire pour «rien» que de risquer de perdre l’utérus, voir la vie de votre chatte, par souci d’économie.

La vaginite

La vaginite est une inflammation du vagin.

L’age et les signes cliniques sont très variables. La chatte a tendance à se lécher excessivement la vulve ce qui rend parfois les écoulements impossibles à voir.

Les vaginites causent souvent des infertilités temporaires, dans tous les cas, les saillies sont contre-indiquées en cas de doute afin de ne pas contaminer les autres femelles via le mâle.

La vaginite est caractérisée par des écoulements vulvaires, souvent d’origine inflammatoire ou bactérienne, elle nécessite une prise en charge par le vétérinaire.

Le traitement dans le cas d’une vaginite est uniquement local, un prélèvement peut être effectué en cas de récidive afin d’adapter le traitement.

La vaginite juvénile (chez la chatte prépubère)

La vaginite juvénile chez la chatte est assez rarement rencontrée.

Quelques pertes muqueuses sont visibles à la vulve et forment de petite croûtes tout autour de la vulve.

Ces petits désagrément peuvent arriver très tôt chez la chatonne (dès 4 semaines), dans de rare cas, on peut observer une inflammation de la vulve et de la température.

On appliquera une petite crème localement, afin de soulager la chatonne qui a des pertes.

La vaginite juvénile partira d’elle-même dès les premières chaleurs de la chatte, il faudra donc attendre celles-ci avant hystérectomie ou ovariectomie afin d’éviter une forme de vaginite chronique persistante.

La métrite

Dystocie, rétention placentaire, bactérie, streptocoques ou mauvaise hygiène pendant la manipulation obstétricale durant la mise bas peuvent être à l’origine de la métrite.

La forme peut être aiguë, avec des symptômes apparents (pertes odorantes, purulentes, fièvre, abattement) ou chronique, avec parfois pour seul symptôme une infertilité.

Le pyomètre

Un pyomètre est une infection bactérienne de l’utérus (pyo= pus et metra= utérus) qui est propre à la chatte non stérilisée.

Allant de paire avec des chaleurs répétées (même silencieuses), le plus souvent chez la chatte adulte, il peut dans de rares cas apparaître chez la jeune chatte (anomalie congénitale, kystes, problèmes hormonaux).

Le pyomètre se manifeste généralement après les chaleurs.

Durant la période de chaleurs, l’utérus est imprégné de progestérone, ce qui induit un épaississement de la paroi utérine et une augmentation des sécrétions, constituant un environnement très favorable à la prolifération de bactéries, si l’utérus venait à être contaminé.

Un pyomètre peut être à col ouvert, les symptômes seront alors clairement visibles assez tôt grâce aux écoulements.

Mais dans certains cas, le pyomètre peut être à col fermé, le pus s’accumule alors dans l’utérus parfois jusqu’à la rupture. On pourra alors observer dans un premier temps un gonflement de l’abdomen, qui peut être confondu avec un début de gestation, un comportement différent de la chatte (mise à l’écart, agressivité, abattement), de la fièvre, anorexie…

Une échographie permettra de poser un diagnostique et de voir l’étendu des dégâts.

Après celle-ci, le vétérinaire proposera un protocole d’antibiotiques, d’Alizine et de Wombyl afin de nettoyer puis vider l’utérus ou une hystérectomie si aucune autre solution n’est envisageable.

Conclusion

Garder une chatte entière et la faire reproduire apporte son lot d’angoisses et de dangers.

Jeunes, âgées, ayant reproduit, n’ayant jamais porté, aucune femelle ne semble être à l’abri.

A ce jour, aucun traitement préventif des infections génitales de la chatte n’est possible, hors traitement chirurgical, non envisageable chez la chatte reproductrice, bien entendu.

Un suivi et une vigilance accrue sont donc de mise tant que la femelle n’est pas stérilisée.

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